Le blog de Marc Soviche

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 16:07
23 septembre 2009

Levés tôt, nous allons visiter ce que je considère comme le clou de mon voyage : un musée qui renferme des pierres gravées dont les Han paraient leurs tombeaux.

Mais parmi ces pierres s'en trouvent quelques unes que j'ai découvertes à travers un ouvrage intitulé "Saint Thomas fonde l'Eglise en Chine" écrit par un certain Pierre Perrier et publié en août 2008.

L'auteur apporte de nombreuses preuves selon lesquelles Saint Thomas, le Didyme qui a mis ses doigts dans les plaies du Christ réscucité, aurait été appelé par l'empereur Ming Di qui l'avait vu en songe. Il veanit de l'Inde et aurait débarqué en 64 de notre ère à Liangyungang, le port situé à l'Est de Xuzhou. Des gravures sont encore visibles sur une falaise proche du port. Ces gravures figueraient saint Thomas, et une femme portant un enfant, il y aurait aussi une croix sur la tunique d'un des personnages et d'autres croix.

La réponse de Pierre Perrier à qui j'ai écrit après avoir lu son livre, est surprenante. Depuis la parition de son livre, il a appris qu' "en 353 un concile avait réuni en Chine deux empereurs et deux cents évêques pour recevoir d'une part les canons du concile de Nicée et d'autre part condamner la réncarnation hindoue-bouddhiste et les techniques taoïstes d'acquisition de l'immortalité par rites et ascèse personnelle". Ceci prouverait que la Chine évangélisée avait prospéré depuis. Il semblerait aussi que Guan Yin, la célèbre déesse de Miséricorde des bouddhistes, ne serait autre que la Vierge Marie qui aurait été "kidnappée" par ces derniers.
L'ouvrage en question montre quelques illustrations (que je donne ci-dessus) représentant des dessins gravés sur un tombeau du temps de la dynastie Han et d'inspiration chérétienne.
Avant de partir de France, j'en avais pris une photocopie et, ce matin, j'ai bien l'intention de les regarder dans le détail, bien que d'après Pierre Perrier, elles auraient été récemment entreposées dans les caves du musée et donc soustraites aux yeux d'un public trop curieux.

Nous arrivons un npeu avant l'heure d'ouverture, ausis avons-nous le temps de nous promener le long du lac qui sépare la ville en deux. Le temps est magnifique, de ce côté le lac est "protégé" par une colline très pentue qui, avant d'atteindre le lac, se pare d'un jardin arboré et fleuri du meilleur effet. De l'autre côté, la ville et ses grands immeubles se mirent dans une eau bleue et calme.
        











Le musée est divisé en deux parties. L'ancienne, fermée pour le moment et la nouvelle. Toutes les deux contiennent des pierres gravées qui ornaient les tombeaux des Han. Ils ont été trouvés sur la colline proche. Après avoir parlementé avec les jeunes femmes qui tiennent le comptoir, et montré les dessins pour lesquels j'étais venu, mon guide apprend que trois d'entre eux se trouvent dans la partie fermée, le quatrième est au deuxième étage. Très rapidement, elles nous indiquent le chemin à suivre pour atteindre le musée fermé et un homme timide, je crois qu'il est le conservateur, nous accueille et, avec un trousseau de clefs, nous ouvre toutes les portes (sans dire un mot d'ailleurs). Puis il part et nous laisse seuls. Parmi beaucoup d'autres pierres gravées, j'ai peux à mon grand contentement, contempler ces dessins qui ne m'étaient apparu que sur un livre. J'en ai pris les photos et les ai adressé à Pierre Perrier. Elles sont ci-dessous. En revanche, je ne réussis pas à voir la représentation du bélier cornu, mais j'ai tout loisir de prendre les autres. La dernière est effectivement dans le nouveau musée.



       










Ces gravures réalisées sur des tombeaux sont pleines de gaieté. Elle racontent la vie de tous les jours d'un peuple qui se déplaçait à cheval ou en char, et même en cabriolet. Ils péchaient certainement puisque les poissons sont nombreux. Et chose curieuse, les représentation de bataille sont absentes. Ces pierres parlent d'une vie simple. Je ne puis que ,m'exclamer de plaisir devant leur naïveté. Il n'y a rien de bouddhiste non plus. Seuls ces symboles qui d'après Pierre Perrier son chrétiens, sont représentés.


        















Et contemplez ce cheval attaché par une corde nouée sur cet arbre. Le propriétaire ne l'a-t-il pas quitté depuis peu pour s'envoler dans l'au delà ou se fondre dans la terre mère ?
Ci dessous, est une double porte de tombeau. Est-ce la représentation des anneaux qu'il faut cogner contre le panneau pour faire ouvrir la porte ? Souvent sont repréentées des scènes nautiques et certaines racontent sans doutre une légende que tout un chacun devait connaître comme ce char soutenu par un dragon, tiré par trois poissons.
           











Cette frise, n'est-elle pas parlante, des gens en voyage assis dans leurs cabriolets, tirés par de gracieux chevaux piaffant à qui mieux mieux.







Et ces deux amis venant d'arriver sous leur toit, heureux séjour survolé par des phénix. La gravure est tellement vivante que l'on croirait la charette à bras à peine déposée le long des colonnes. Là encore, ce dessin doit parler d'une légende, les oiseaux, le boeuf, et même ce quadrupède indiscret qui ose venir s'enquerrir du discours des deux amis..


        
      









Ces deux représentations sont-elles celles d'un arbre de vie ? Qui serait bien venus dans cet environnement de mort joyeuse.


       









Voici la reconstitution avec les pierres d'origine d'un tombeau tels qu'ils ont été découverts dans les environs

        










Des artisans fabriquent des estampes directement sur les pierres exposées au musée. Ils sont si nombreux que l'on pourrait se demander si les pierres exposées là ne leur sont pas destinées plutôt qu'à la curiosité du visiteur ?
La sortie se fait comme à l'ordinaire après la boutiques où, bien sûr, des estampes sont proposées. J'en ai pris une que je ferai encadrer plus tard. A mon étonnement, le guide en achète une aussi. Il avait aussi pris son appareil de photo car cette route lui était inconnue; il n'y avait donc jamais entraîné des touristes, il ne connaissait pas non plus ce musée !






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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 17:50
23 septembre au matin à Xuzhou

           Ce matin, nous arrivons à la colline de Yulong sur laquelle a été construit le musée renfermant la découverte saisissante d'une armée en terre cuite. Ce ne sont pas des soldats grandeur nature cmmme ceux qui entourent par milliers le tumulus de l'empereur Huang Di à Xi'an, mais un ensemble de statues faites elles aussi de terre cuite (terracotta) d'une quarantaine de centimètres de haut. Trois travées ont été mises au jour. Les statuettes de deux d'entre elles ont été reconstituées et sont présentées en ordre de bataille. La première illustraton ci-dessous présente, sur toile, l'ensemble tel qu'il a été trouvé au moment de sa mise à jour.

       


La dynastie Han se divise en deux périodes. les Han de l'Ouest de - 206 à - 9, et de 25 à 220 après Jésus Christ. Le tombeau que nous visitons est celui du Général Chu le chef d'un des treize districts institués par les Han de l'Ouest. 
        
         











Ci-dessous, mais si, mais si, des soldats en "tenue" et sans leurs armes.


Plus loin c'est l'illustration de la manière dont trois soldats, chacun tenant un rôle bien précis partent au combat. Un char attelé de ses quatre chevaux est visible sous cette vitrine.














Les armures à écailles leur remontaient haut jusque au dessus du crâne.

         











Les armes de cauchemar qu'ils utilisaient, sortes de crochets aiguisés. En dessous un paquet d'armes réelles amalgamées par les outrages des siècles et de la corrosion. Ce paquet impressionnant a été trouvé dans la boue qui englobait l'ensemble de l' "armée".




Ici un archer arme son arc. Ces armes pouvaient tirer jusqu'à 260 mèttres.
Leurs arbalettes pouvaient tuer à 400 mètres



Petit clin d'oeil de Chine où les fleurs suivent partout le promeneur.

          
  









Un jardinier enlève les mauvaises herbes non loin du bâtiments planté au milieu d'un lac, à l'endroit où ont été trouvées sous l'eau de la rivière, les armées qui reprennent vie sous ces toits.

        
   



Un espace a été laissé pour montrer comment les restes de l'armée en terre cuite ont été trouvés au moment de la découverte
 



Ici, des reproductions de danseuses sur les murs de la descente au tombeau du prince Chu, qui gouvernait l'un des treize districts par lesquels L'empereur avait divisé la Chine du moment. Xuzhou avait, alors, pour nom, Pengcheng.

          














Ces instruments de musiques, des plaques de pierre et des cloches ont été trouvées dans sa tombes, ce qui devait lui assurer une vie joyeuse.

        

Ci dessous le plan du tombeau. Succession de chambres funéraires dans lesquelles étaient stockées des ornemants, des vivres, des armes enfin tout ce qu'il faut pour vivre dans le futur. Ces chambres sont creusées dans le roc, mais grossièrement avec des burins. Les parois ne sont pas lisses comme celles des tombeaux égyptiens et ne portent de ce fait aucune représentation peinte.




Le Prince en majesté.








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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 17:47
23 septembre 2009

A l'heure du déjeuner alors que j'avais moi-même pris mon repas dans un restaurant où j'avais commandé quelque chose que mangeaient deux personnes à la table proche, des raviolis aux légumes (le vert transparait) et à la viande (de couleur plus blanche), Avaznt de commencer on m'apporte une petite coupelle double, à l'odeur je pense que c'est de l'ail en petit morceau, au goût c'en est vraiment. et une soupe. Les baguettes sont à séparer dans une branche de bambou. La petite serveuse me parle, il me faut un certain temps pour comprendre qu'elle prononce des mots anglais. Malgré cette conversatiuon en pointillé, je réussis à commander en plus un verre de thé froid. Ils n'ont pas d'eau minérale en bouteille.

  










Comme le guide et le chauffeur ne m'attendent qu'une demie heure après, je flane et abouttis à la contre allée d'une avenue très passante. Ici, c'est presque le calme, si ce n'est qu'il faut se faufiler entre les piétons et les bicyclettes. On y fait la cuisine sur des étals à roulettes et sous des auvents.


On y mange à l'aise sur des tables pliantes. Le photographe se fait copieusement salué, par des gens très rieurs. Il fait chaud, nous ne sommes que par 34° de latitude Nord.


  











Deux pauvres canards en attente d'être découpés en petits cubes ou en fines lanières et mangés dans une soupe.



A même le trottoir, une librairie étale ses ouvrages.
Je repasserai le soir. Il n'y aura plus rien : les étals, les tables, les chaises et les parasols ou autres auvents auront été remisés, je ne sais où, mais en tout cas les trottoirs et la voie cyclable auront été rendus à leur vocation initiale.
 
                        
    










Plus loin, ce sont des antiquaires, des vendeurs d'objets de pierres semi précieuses, un gars prédit même l'avenir à une femme qui lui abandonne sa main !
J'achète deux anneaux de pierre, et les marchande en chinois, les deux vendeurs rient aux éclats. Ils préfèrent tout de même se servir de l'écran de leurs calculettes pour me donner les prix sans erreur.


      











       










Et revenant sur le parvis de l'hôtel, je retrouve mes acolytes et nous partons pour une nouvelle visite dans un musée de la ville.




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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 10:44

22 septembre 2009 -

Les peupliers et le contreplaqué.
En fin de matinée, la route franchit une multitude de villages. La région semble riche. En tout cas, je comprends pourquoi ils ont beaucoupde peupliers et là, plus qu'ailleurs. Sur le bord de la route, sèchent des feuilles de bois découpées. Elles proviennent de troncs dont on voit l'apport sur de nombreux véhicules. Il y en a partout. Et une fois de plus, le soleil est mis à contribution. Malheureusement, nous semblons pressés et je ne peux faire arrêter le chauffeur. J'aurais bien aimé entrer dans un ou deux ateliers de découpage. Les camions, et cette fois ce ne sont plus les triporteurs, sont de plus en plus nombreux, ils transportent soit des feuilles taillées pour les convertir en contreplaqués, soit des chutes. Ces chargements tiennent la moitié de la route malgré les bâches qui sont sensés les maintenir. Les traversées de villages sont scabreuses, mais tout passe sans bruit, comme d'habitude. Pendant cette partie du trajet, la vitesse excède rarement quarante kilomètres à l'heure !

























  La distillerie de Siyang

C'est à cause d'elle que nous sommes pressés. Le chauffeur qui est un homme plein de ressources, a comme ami, un cadre de la distillerie de la petite ville de Siyang. Sans doute me trouve-t-il sympa car il s'est arrangé pour nous faire inviter à déjeuner dans le restautrant de l'entreprise. Une entreprise dont le guide me dit qu'elle produit un alcool connu dans toute la Chine. Voilà vraiment les bonnes occasions d'un voyage. Vous partez le matin en sachant en gros de quoi sera fait la journée et vous vous retrouvez invités sans autre "formalité". Formidable. Mais il me faut un temps pour comprendre, car après être entrés dans la ville, nous nous garons sur le parking d'un grand hôtel.... ! Je croyais que, le déjeuner serait servi là. Mais non, le chauffeur va s'entendre avec le partron de l'hôtel. Nous restons cinq minutes dans le hall très achalandé. Puis, à pied nous quittons l'endroit et nous pénétrons à côté dans l'enceinte d'une immense entreprise.
Comme il est midi, les ouvriers sortent des ateliers presque en rangs. Leur salaire mensuel est en moyenne de deux mille sept cents yuan, deux cent quatre ving euros, un bon salaire pour un Chinois.
Nous nous garons un peu plus loin.





















            
















Cette fois c'est pour de bon. Nos guides dont le patron de l'hôtel (!) nous font visiter l'un des hangars où se concocte l'alcool. Sur la photo de 11h42 vous voyez des chaudières, elles commencent à faire chauffer à la vapeur un mixage de graines, riz, blé, sorgho, pour débuter leur fermentation. Sur la photo de 11h44 vous voyez des espèces de matelas, ce sont des bâches qui recouvrent un lot de graines en fermentation et ce processus dure cinquante jours. Ensuite, cette "matière première" est reprise et versée dans les alambics. Il en sortira l'alcool désirée. On en remplit des récipients métalliques qui seront entreposés dans la cave. Il en coulait encore d'un des tuyaux, j'en ai donc goûté, un alcool blanc de bonne qualité.
Comme vous le constatez, il n'y a aucun engin à moteur. Toutes les manutentions se font à l'aide de charriots à bras. La production annuelle de cette unsine est de 10 000 tonnes. (mais je me méfie du chiffre car, en chinois, il signifie aussi "beaucoup" !
Un regret, celui d'avoir vu ces ateliers sans ouvriers, Mais bon, c'est ainsi, l'heure n'est plus au travail. Et plus tard, il ne sera plus temps car il nous faudra reprendre la route.




Voici le chauffeur sous le kiosque érigé il y a quelques années, pour contempler l'eau qui coule d'une source, source importante puisqu'elle est à l'origine de la qualité de l'alcool. Evidemment cette source est miraculeuse, et évidemment on a créé cette rocaille pour accueillir la déesse qui forcément a donné naissance à cette richesse dont profite toute la ville.
En tout cas, si je ne ressens pas immédiatement la richesse
, le parfum de l'alcool, lui, est bien présent dès que l'on pénètre dans l'aglomération.




Le banquet

Nous sommes, alors, invités à
passer à table. Le repas aura lieu dans le bâtiment administratif et nous sommes traités en VIP ! M. Huang, (je suis à sa droite sur la dernière photo) l'ami du chauffeur, est cadre commercial de cette entreprise. Il a invité quelques autres de ses amis, dont deux cadres de Nankin et un couple de Siyang travaillant dans une autre entreprise. A signaler que la jeune femme aurait été une poupée Barbie, elle n'aurait pas eu plus d'expresison pendant toute la durée du repas. Incroyable. Jamais un sourire, jamais un regard à son mari, ses seuls mouvements furent ceux d'une de ses mains pour avancer et porter à sa bouche les baguettes.


Alors nous voilà autour de la table. Première attention des petites soubrettes, l'alcool qu'elles apportent dans des pots de porcelaine. Elles en remplissent de minuscules carafes en verre posée à la gauche de chaque convive avec un verre à pied de la contenance d'un dé à coudre. Bien sûr, toasts sur toasts. Ce n'est pas si souvent que l'on a un vieil Occidental à sa table. Et la chaleur de la conversation suit les quantités ingurgitées peu à peu. J'aime beaucoup ces verres liliputiens, les toasts peuvent être innombrables avant de ressentir une certaine "évaporation". Le chauffeur, conscient de sa responsabilité ne boit rien. J'apprécie.
Puis les plats arrivent, j'en ai compté onze. Les petites soubrettes les apportent les uns après les autres, sans aucun souci des bols des convives. Elles finissent par empiler les plats, les jattes et les saladiers, les uns sur les autres. Le plateau tournant en est submergé, il faut aller chercher pitance en travers et en diagonale. Tout est délicieux. Un poisson relativement gros, aplati, bordé de nageoirs épineuses, gît dans un plat, cuit à la vapeur et sorti directement de la casserole ; pas facile de trouer la peau pour piquer un peu de chair. Un foie gras de canard se présente, fameux. Le clou du repas est cette soupe à la tortue molle, j'insiste sur molle, qui arrive séparément pour chacun des convives, dans un bol cylindrique : excellent. Et puis il y a des algues, des haricots noirs, du riz évidemment, des boulettes de viandes de diverses sortes, des oeufs mollets dans leur eau de cuisson. Du thé bien sûr, il faut bien se rincer la bouche. Et des petits verres d'alcool, et encore des petitrs verres d'alcool. Evidemment je suis sous le feu de leurs questions ; je leur livre quelques anecdotes de ma vie maritime. Eclats de rire après la traduction de chaque phrase par le guide, un bouchée de poisson ou une bequée de riz et on recommence. Puis sans rien dire, au bout d'une grande demie heure, tout le monde se lève et c'est fini. Il n'y a pas eu de dessert, évidemment.
Et après un dernier toast, rapides poignées de mains avec toujours le même manque d'expression sur le visage de la jeune dame, nous nous quittons vers deux heures pour reprendre nos occupations. Nous avons une centaine de kilomètres à parcourir avant d'atteindre la prochaine étape, Xuzhou.
Sur la photo de 11h57 mes deux acolytes, le chauffeur à gauche et le guide à droite.


           






































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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 18:31

Toujours le 21 Septembre 2009

Dans l'après midi, nous continuons à monter au Nord le long du canal. Nous franchissons la petite ville de Baoying, qui paraît-il est à l'origine de l'opéra de Pékin. Ce sont des étals partout sur les trottoirs comme d'habitude. J'achète des bananes, le seul fruit que je m'autorise à manger cru, bien que les oranges, les pommes et les pastèques soient bien appétissantes. Puisque les Chinois ont une prédilection pour l'orientation faisons comme eux et donc ne disons pas nous obliquons à droite, mais nous obliquons vers l'Est. Quelques kilomètres dans la campagne et stoppons dans un village.
Tout d'abord, nous nous entretenons avec un petit groupe de femmes, elles nous invitent à entrer dans leur maison. Dans la grande salle des affiches toutes identiques (ou presque) sont collées au mur. Ce sont les diplômes que le fils rapporte de l'école. La grand mère et la mère montrent leur fierté quand elles voient que j'ai compris. Je leur adresse toutes mes félicitations, dans un sourire, en leur affirmant que le nombre est certainement en rapport avec son ardeur au travail , c'est un garçon qui ira loin.














Sous les diplômes un frigidaire et un vélo sur lequel sèche des graines dans une couffe. Nous sommes dans la "salle de passage".
Quittant ces femmes qui ont rectifié la position sous les félicitations de l'Occidental, nous parcourons quelques centaines de mètres pour entrer dans une autre maison ou plustôt dans une autre cour. Une femme nous y invite mais elle a l'air très perplexe devant notre attitude de marcheurs sans but. Comme dans les autres cours un puits avec une pompe dont le manche est absent. Est-ce crainte du vol ou crainte d'autre chose ? Une jarre recouverte d'un tissus contient sans doute de l'eau. Mais pour quel usage ? Si je m'en réfère à ce que j'ai déjà vu, ce serait l'eau pour la toilette.

Son mari est là et nous invite à nous asseoir en apportant de l'intérieur deux tabourets. Sa discussion porte essentiellement sur la crainte obsessionelle dans laquelle ils sont de se faire voler. Ils n'ont point de cochon car des gens les volent en passant. De mauvaises personnes s'introduisent dans les cours, (comme nous d'ailleurs, mais sans doute ne nous juge-t-il pas mauvais), leur parlent en leur donnant une carte professionnelle et quelques dizaines de seconde après, celui qui a reçu la carte tombe en un état second et se laisse dérober tout ce qu'il y a dans la maison !
Je jette un coup d'oeil à l'intéreiur, les chambres sont meublées avec le plus simple appareil. Par contre, dans la cuisine trône un fourneau de brique identique à celui du musée de la Poste. Il est bien en fonction avec ses bouches à feu disposées en arc de cercle sur l'arrière, et ses woks sur l'avant. Un petit évidement dans la cloison avant permet d'y poser la boite d'allumettes pour qu'elles ne prennent pas l'humidité.











Malgré la misère que présente cette demeure, le faîte du toit montre que cette famille est bien chinoise, car avec quelques tuiles, ils ont créé un embellissement tournée vers le ciel.
                                                                                                            





Et voilà Monsieur Ma en grande conversation avec notre hôte d'un moment. Il avait tenu à chercher des tabourets pour que la conversation soit plus cordiale.



Après force sourire et poignée de mains, nous les quittons. Une ruelle s'ouvre à nous et au fond des gens sont attablés. Ils jouent au mahjong. Il y a là un homme dont le visage montre une sale maladie, une naine avec de grands éclats de rire et une jeune femme à la tête toute ronde très expressive. J'aurai beaucoup de mal à la prendre en photo car elle se cache sans fin derrière les épaules de sa mère. Tout se passe dans une grande gaieté. Les tabourets et les bvancs autour de la table sont tous plus ou moins de guingois, mais cela ne les empêche pas de bien s'amuser. Monsieur Ma me fait remarquer le salon de coiffure.


















 Plus loin, des récoltes collées aux murs attendent sous une bâche de plastique bleue blanc rouge (universellement utilisée dans toute la Chine) un temps plus sec qui permettra de les étendre dans la cour.

Sur la route à côté, là aussi des tas de récoltes attendent sous des bâches posées à la hâte devant un triporteur






Les joueurs de mahjong. et la jeune femme dont je parle plus haut que j'ai fini par prendre au téléobjectif.






Ici, un jardinets dont les clôtures sont sérieuses, même si les briques ne sont montées que les unes sur les autres ans aucun ciment de laison.
D'autres cultures sur des bouts de terre minuscules prouvent la nécessité d'utiliser tout espace disponible. C'est de la survie ou je ne m'y connais pas !
Remarquez les peupliers. La route que j'aurai parcourue entre Shanghai et Pékin ainsi que les campagnes qui l'environnent en sont couvertes.



















Quelques poules sour iun filet !
ainsi qu'un autre fourneau dans une cuisine





Après avoir quitté ces gens sympathiques, j'arrête la voiture en pleine route. Cette fois je vois une animation peu commune auprès d'un étang. Si j'en crois Monsieur Ma, c'est la récolte du "ji tou mi". Des algues produisent des graines rouges que des ouvriers vont récolter en barque.
Ces graines sont pesées, les résultats notés sur un carnet et les prix calculés au boulier par les propriétraires. Elles sont emportées par des femmes qui les écorceront ce soir chez elles. Demain elles rapporteront le seau rempli de petites billes blanches. Cette fois, elles sont versées sur de larges couffes où elles sècheront. Les ouvrières sont payées un yuan les cinq cent grammes.
Après l'inévitable question, "d'où venez vous", ils semblent heureux car de dire, en souraint très aimablement, qu'ils aiment bien la France. Comme ils ne sont pas n'importe qui, ils le disent en anglais.







Un lit avec moustiquaire et leur cuisine attestent qu'il vivent là, au moins le temps de la récolte.
























La route à nouveau, mais je ne savais pas que dans le prochain village, le chauffeur a des connaissances. Nous nious arrêtons près d'un magasin qui vend des articles en bambous. Il voudrait revêtir le dossier de son siège d'un assemblage de bambou. Il n'en troiuve pas à son goût. Avant de partir, photo de cette exposition d'échelles  qui me paraissent bien légères comparésdes à celles que nous utilisons de l'autre côté du continent.





En passant, plus loin, mon attention est attirée par ce toit dont les tuiles ont glissé. Mais ce n'est pas étonnant, je me demande vraiment comment les autrez tiennes posées ainsi sur ce qui me semble être du jonc ou de la paille grossière.






Il est, de nouveau, l'heure de la fin des classes, les marchands en profitent pour étaler leurs mets préparés ou leurs légumes. De toute façon, c'est toujours la même cohue de bicyclettes et de tripoteurs. Pratiquement pas de voitures.

                                                                                                            






    
                      

Petit arrêt dans la cour de ces gens que connait le chauffeur. Rien de spécial. Des briques, de la boue, et un enfant que les parents sont heuru)eux de revoir après sa journée de classe.                                                               
   Monsieur Ma et notre chauffeur, ci-dessous
   
                                                                     
                                       Et quelques joueurs de billards dans la superette en face

                                                    Et un peu de riz parmi les peupliers
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  • : Voyages en général dans la campagne chinoise. Le dernier en septembre 2009. La ville de Jingdezhen où a commencé la fabrication de la porcelaine, puis la soie à Suzhou, puis la campagne en remontant le long du Grand Canal Impérial jusqu'à Pékin tout en marchant à droite et à gauche.
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