Mardi 24 novembre 2009
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23 septembre 2009
Levés tôt, nous allons visiter ce que je considère comme le clou de mon voyage : un musée qui renferme des pierres gravées dont les Han paraient leurs tombeaux.
Mais parmi ces pierres s'en trouvent quelques unes que j'ai découvertes à travers un ouvrage intitulé "Saint Thomas fonde l'Eglise en Chine" écrit par un certain Pierre Perrier et publié en août
2008.
L'auteur apporte de nombreuses preuves selon lesquelles Saint Thomas, le Didyme qui a mis ses doigts dans les plaies du Christ réscucité, aurait été appelé par l'empereur Ming Di qui l'avait vu en
songe. Il veanit de l'Inde et aurait débarqué en 64 de notre ère à Liangyungang, le port situé à l'Est de Xuzhou. Des gravures sont encore visibles sur une falaise proche du port. Ces gravures
figueraient saint Thomas, et une femme portant un enfant, il y aurait aussi une croix sur la tunique d'un des personnages et d'autres croix.
La réponse de Pierre Perrier à qui j'ai écrit après avoir lu son livre, est surprenante. Depuis la parition de son livre, il a appris qu' "en 353 un concile avait réuni en Chine deux empereurs et
deux cents évêques pour recevoir d'une part les canons du concile de Nicée et d'autre part condamner la réncarnation hindoue-bouddhiste et les techniques taoïstes d'acquisition de l'immortalité par
rites et ascèse personnelle". Ceci prouverait que la Chine évangélisée avait prospéré depuis. Il semblerait aussi que Guan Yin, la célèbre déesse de Miséricorde des bouddhistes, ne serait autre que
la Vierge Marie qui aurait été "kidnappée" par ces derniers.
L'ouvrage en question montre quelques illustrations (que je donne ci-dessus) représentant des dessins gravés sur un tombeau du temps de la dynastie Han et d'inspiration chérétienne.
Avant de partir de France, j'en avais pris une photocopie et, ce matin, j'ai bien l'intention de les regarder dans le détail, bien que d'après Pierre Perrier, elles auraient été récemment
entreposées dans les caves du musée et donc soustraites aux yeux d'un public trop curieux.
Nous arrivons un npeu avant l'heure d'ouverture, ausis avons-nous le temps de nous promener le long du lac qui sépare la ville en deux. Le temps est magnifique, de ce côté le lac est "protégé" par
une colline très pentue qui, avant d'atteindre le lac, se pare d'un jardin arboré et fleuri du meilleur effet. De l'autre côté, la ville et ses grands immeubles se mirent dans une eau bleue et
calme.
Le musée est divisé en deux parties. L'ancienne, fermée pour le moment et la nouvelle. Toutes les deux contiennent des pierres gravées qui ornaient les tombeaux des Han. Ils ont été trouvés sur la
colline proche. Après avoir parlementé avec les jeunes femmes qui tiennent le comptoir, et montré les dessins pour lesquels j'étais venu, mon guide apprend que trois d'entre eux se trouvent dans la
partie fermée, le quatrième est au deuxième étage. Très rapidement, elles nous indiquent le chemin à suivre pour atteindre le musée fermé et un homme timide, je crois qu'il est le conservateur,
nous accueille et, avec un trousseau de clefs, nous ouvre toutes les portes (sans dire un mot d'ailleurs). Puis il part et nous laisse seuls. Parmi beaucoup d'autres pierres gravées, j'ai peux à
mon grand contentement, contempler ces dessins qui ne m'étaient apparu que sur un livre. J'en ai pris les photos et les ai adressé à Pierre Perrier. Elles sont ci-dessous. En revanche, je ne
réussis pas à voir la représentation du bélier cornu, mais j'ai tout loisir de prendre les autres. La dernière est effectivement dans le nouveau musée.
Ces gravures réalisées sur des tombeaux sont pleines de gaieté. Elle racontent la vie de tous les jours d'un peuple qui se déplaçait à cheval ou en char, et même en cabriolet. Ils péchaient
certainement puisque les poissons sont nombreux. Et chose curieuse, les représentation de bataille sont absentes. Ces pierres parlent d'une vie simple. Je ne puis que ,m'exclamer de plaisir devant
leur naïveté. Il n'y a rien de bouddhiste non plus. Seuls ces symboles qui d'après Pierre Perrier son chrétiens, sont représentés.
Et contemplez ce cheval attaché par une corde nouée sur cet arbre. Le propriétaire ne l'a-t-il pas quitté depuis peu pour s'envoler dans l'au delà ou se fondre dans la terre mère ?
Ci dessous, est une double porte de tombeau. Est-ce la représentation des anneaux qu'il faut cogner contre le panneau pour faire ouvrir la porte ? Souvent sont repréentées des scènes nautiques et
certaines racontent sans doutre une légende que tout un chacun devait connaître comme ce char soutenu par un dragon, tiré par trois poissons.
Cette frise, n'est-elle pas parlante, des gens en voyage assis dans leurs cabriolets, tirés par de gracieux chevaux piaffant à qui mieux mieux.
Et ces deux amis venant d'arriver sous leur toit, heureux séjour survolé par des phénix. La gravure est tellement vivante que l'on croirait la charette à bras à peine déposée le long des colonnes.
Là encore, ce dessin doit parler d'une légende, les oiseaux, le boeuf, et même ce quadrupède indiscret qui ose venir s'enquerrir du discours des deux amis..
Ces deux représentations sont-elles celles d'un arbre de vie ? Qui serait bien venus dans cet environnement de mort joyeuse.
Voici la reconstitution avec les pierres d'origine d'un tombeau tels qu'ils ont été découverts dans les environs
Des artisans fabriquent des estampes directement sur les pierres exposées au musée. Ils sont si nombreux que l'on pourrait se demander si les pierres exposées là ne leur sont pas destinées plutôt
qu'à la curiosité du visiteur ?
La sortie se fait comme à l'ordinaire après la boutiques où, bien sûr, des estampes sont proposées. J'en ai pris une que je ferai encadrer plus tard. A mon étonnement, le guide en achète une aussi.
Il avait aussi pris son appareil de photo car cette route lui était inconnue; il n'y avait donc jamais entraîné des touristes, il ne connaissait pas non plus ce musée !
Par Marc Soviche
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Publié dans : Le blog de Marc Soviche
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