Toujours le 21 Septembre 2009
Dans l'après midi, nous continuons à monter au Nord le long du canal. Nous franchissons la petite ville de
Baoying, qui paraît-il est à l'origine de l'opéra de Pékin. Ce sont des étals partout sur les trottoirs comme d'habitude. J'achète des bananes, le seul fruit que je m'autorise à manger cru,
bien que les oranges, les pommes et les pastèques soient bien appétissantes. Puisque les Chinois ont une prédilection pour l'orientation faisons comme eux
et donc ne disons pas nous obliquons à droite, mais nous obliquons vers l'Est. Quelques kilomètres dans la campagne et stoppons dans un village.
Tout d'abord, nous nous entretenons avec un petit groupe de femmes, elles nous invitent à entrer dans leur maison. Dans la grande salle des affiches toutes identiques (ou presque) sont collées
au mur. Ce sont les diplômes que le fils rapporte de l'école. La grand mère et la mère montrent leur fierté quand elles voient que j'ai compris. Je leur adresse toutes mes félicitations, dans
un sourire, en leur affirmant que le nombre est certainement en rapport avec son ardeur au travail , c'est un garçon qui ira loin.
Sous les diplômes un frigidaire et un vélo sur lequel sèche des graines dans une couffe. Nous sommes dans la
"salle de passage".
Quittant ces femmes qui ont rectifié la position sous les félicitations de l'Occidental, nous parcourons quelques centaines de mètres pour entrer dans une autre maison ou plustôt dans une autre
cour. Une femme nous y invite mais elle a l'air très perplexe devant notre attitude de marcheurs sans but. Comme dans les autres cours un puits avec une pompe dont le manche est absent. Est-ce
crainte du vol ou crainte d'autre chose ? Une jarre recouverte d'un tissus contient sans doute de l'eau. Mais pour quel usage ? Si je m'en réfère à ce que j'ai déjà vu, ce serait l'eau pour la
toilette.
Son mari est là et nous invite à nous asseoir en apportant de l'intérieur deux tabourets. Sa discussion porte essentiellement sur la crainte obsessionelle dans laquelle ils sont de se faire
voler. Ils n'ont point de cochon car des gens les volent en passant. De mauvaises personnes s'introduisent dans les cours, (comme nous d'ailleurs, mais sans doute ne nous juge-t-il pas
mauvais), leur parlent en leur donnant une carte professionnelle et quelques dizaines de seconde après, celui qui a reçu la carte tombe en un état second et se laisse dérober tout ce qu'il y a
dans la maison !
Je jette un coup d'oeil à l'intéreiur, les chambres sont meublées avec le plus simple appareil. Par contre, dans la cuisine trône un fourneau de brique identique à celui du musée de la Poste.
Il est bien en fonction avec ses bouches à feu disposées en arc de cercle sur l'arrière, et ses woks sur l'avant. Un petit évidement dans la cloison avant permet d'y poser la boite d'allumettes
pour qu'elles ne prennent pas l'humidité.
Malgré la misère que présente cette demeure, le faîte du toit montre que cette famille est bien chinoise, car avec quelques
tuiles, ils ont créé un embellissement tournée vers le ciel.
Et voilà Monsieur Ma en grande conversation avec notre hôte d'un moment. Il avait tenu à chercher des tabourets
pour que la conversation soit plus cordiale.
Après force sourire et poignée de mains, nous les
quittons. Une ruelle s'ouvre à nous et au fond des gens sont attablés. Ils jouent au mahjong. Il y a là un homme dont le visage montre une sale maladie, une naine avec de grands éclats de rire et une jeune femme à la
tête toute ronde très expressive. J'aurai beaucoup de mal à la prendre en photo car elle se cache sans fin derrière les épaules de sa mère. Tout se passe dans une grande gaieté. Les tabourets
et les bvancs autour de la table sont tous plus ou moins de guingois, mais cela ne les empêche pas de bien s'amuser. Monsieur Ma me fait remarquer le salon de coiffure.
Plus loin, des récoltes collées aux murs attendent sous une bâche de plastique bleue blanc rouge
(universellement utilisée dans toute la Chine) un temps plus sec qui permettra de les étendre dans la cour.
Sur la route à côté, là aussi des tas de récoltes attendent sous des bâches posées à la hâte devant un triporteur
Les joueurs de mahjong. et la jeune femme dont je parle plus haut que j'ai fini par prendre au
téléobjectif.
Ici, un jardinets dont les clôtures sont sérieuses, même si les briques ne sont montées que les unes sur les
autres ans aucun ciment de laison.
D'autres cultures sur des bouts de terre minuscules prouvent la nécessité d'utiliser tout espace disponible. C'est de la survie ou je ne m'y connais pas !
Remarquez les peupliers. La route que j'aurai parcourue entre Shanghai et Pékin ainsi que les campagnes qui l'environnent en sont couvertes.
Quelques poules sour iun filet !
ainsi qu'un autre fourneau dans une cuisine
Après avoir quitté ces gens sympathiques, j'arrête la voiture en pleine route. Cette fois je vois une animation
peu commune auprès d'un étang. Si j'en crois Monsieur Ma, c'est la récolte du "ji tou mi". Des algues produisent des graines rouges que des ouvriers vont récolter en barque.
Ces graines sont pesées, les résultats notés sur un carnet et les prix calculés au boulier par les propriétraires. Elles sont emportées par des femmes qui les écorceront ce soir chez elles.
Demain elles rapporteront le seau rempli de petites billes blanches. Cette fois, elles sont versées sur de larges couffes où elles sècheront. Les ouvrières sont payées un yuan les cinq cent
grammes.
Après l'inévitable question, "d'où venez vous", ils semblent heureux car de dire, en souraint très aimablement, qu'ils aiment bien la France. Comme ils ne sont pas n'importe qui, ils le disent
en anglais.
Un lit avec moustiquaire et leur cuisine attestent qu'il vivent là, au moins le temps de la
récolte.
La route à nouveau, mais je ne savais pas que dans le prochain village, le chauffeur a des connaissances. Nous
nious arrêtons près d'un magasin qui vend des articles en bambous. Il voudrait revêtir le dossier de son siège d'un assemblage de bambou. Il n'en troiuve pas à son goût. Avant de partir, photo
de cette exposition d'échelles qui me paraissent bien légères comparésdes à celles que nous utilisons de l'autre côté du continent.
En passant, plus loin, mon attention est attirée par ce toit dont les tuiles ont glissé. Mais ce n'est pas
étonnant, je me demande vraiment comment les autrez tiennes posées ainsi sur ce qui me semble être du jonc ou de la paille grossière.
Il est, de nouveau, l'heure de la fin des classes, les marchands en profitent pour étaler leurs mets préparés ou
leurs légumes. De toute façon, c'est toujours la même cohue de bicyclettes et de tripoteurs. Pratiquement pas de voitures.
Petit arrêt dans la cour de ces gens que connait le chauffeur. Rien de spécial. Des briques, de la boue, et un
enfant que les parents sont heuru)eux de revoir après sa journée de classe.
Monsieur Ma et notre chauffeur, ci-dessous
Et quelques joueurs de billards dans la superette en face
Et un peu de riz parmi les peupliers