Lundi 26 octobre 2009
1
26
/10
/Oct
/2009
18:49
18 septembre 2009
Toujours
Après avoir admiré les objets (magnifiques) en vitrines présentés à la vente dans la boutique de l'atelier de dévidage, nous terminons la matinée par une
balade dans un des marchés de la ville. J'y vois quelques nouveautés comme les crapauds buffles dont on ne mange que les pattes arrière,
des civelles sur le sol, des petites bébêtes dont j'avais cru que c'était du serpent quand
elles étaient dans mon assiette (non, dans mon bol) en Mongolie Intérieure :
, le tofu, le
riz gluant, et le sang de porc en cube
Mais Ling, la guide, m'avait laissé cheminé seul
parmi les allées car elle trouvait que l'odeur était épouvantable. Pour moi, l'odeur allait à peu près. mais la vue du sang, les morceaux de viandes sur des étals remplis de déchets, les réfrigérateurs rouillés (quand ils existaient), et la saleté ambiante avait en effet de quoi repousser le fou qui voudrait se faire un bon repas !
Par contre il y avait des légumes très frais, mais que vaut cette frâcheur quand on sait que l'on ne peut jamais mager de crudités dans ce pays. Ci-dessous des pousses de lotus.
Et bien si, et comme quoi le coeur ou l'estomac ont des trous de mémoire, Ling m'entraîne au premier étage d'un petit restaurant assez typique. Le marché est loin, la table
surplombe un des canaux, le bois prédomine dans la décoration et Ling est une habituée du lieu. Je déjeune avec elle. Une chance car c'est la première fois en trois voyages qu'une guide se mette à
table avec moi. Elle st à même de m'apprendre comment placer les couverts, les bols et les assiettes,
comment les remplir de riz ou de légumes et même comment me servir correctement des baguettes. Il paraît qu'elle vient là avec son mari quand il revient du Québec. Elle choisit le menu : des
travers de porc grillés dans une sauce légèrement pimentée, du riz gluant, (un goût peu prononcé mais assez octueux), des pâtes de froment. Et une surprise, le thé est parfumé à la fleur de chrysanthème, eh oui, un goût très subtil mais il faut le chercher longtemps. Que les habitudes
sont encore différentes entre nos pays !
Puis nous repartons en marchant le long d'un canal auprès duquel sont de nombreuses boutiques, notamment un bistrot dans lequel je
m'offre un café et un vrai. C'est bien le seul que je goûterai en Chine.
En chemin, deux cages minuscules attirent mon attention et donc mon objectif, ce sont deux grillons enfermés
et pourtant aimés pour leurs chants auxquels le propriétaire fait prendre l'air !
La
journée se termine. Dîner solitaire à l'hôtel dans une salle très ornée. Le menu est en chinpois aussi, je demande la même plat que le client qui l'absorbe à la tapble proche : c'est une jatte de
soupe russe, du thé vert et du riz, évidemment, je me régale soupe de tomates, de pommes de terre et de choux. Puis, surprise, en descendant au salon où je rejoins deux couples d'Australiens, un
petit concert de cithare nous est offert par une charmante jeune femme souriante vêtue d'une robe traditionnelle. Jeu délicat pendant une charmante demie heure. Toujours ce mélange d'immobilité
souriante et de coups de vents habiles sur les cordes.
Par Marc Soviche
-
Publié dans : Le blog de Marc Soviche
0