Le 18 septembre au matin, je
prend le train à Shanghai, tout à câté de mon hôtel et suis surpris de monter dans un wagon qui ressmble à un fuselage d'avion. Les quelques 80 kilomètres en une demie heure, mais avec des pointes
à 250 k/h sans aucune vibration dans un habitacle parfaitement propre.
Je suis accueilli par Ling, une guide francophone qui avec son chauffeur me fait franchir quelques pontsd sur les canaux de ce que des Européens
ont appelé, il y a longtemps, la Venise Orientale.
Puis nous arrivons à la porte du Jardin du Maître des Filets, l'un des plus epttis jardins de Suzhou qui en compte encore 27. Sa surface est de 0,6 hectare. Malheureusement le ciel n'est pas très
favorable, il vient de pleuvoir, les canaux ne sont pas dans leur perfection.
De toute
façon, même si le Gouvernement de la provincce a fait son possible pour assainir le réseau, l'eau est loin d'être transparente.
On voit d'abord une des vannes qui permet à la ville de n'être pas inondée l'eau se déverse alors dans le Grand Canal.
Voici quelques images du Jardin du Maître des Filetsqui fut ma première visite à Suzhou au débarqué du train.
On ne peut imaginer jardin plus différent de celui de nos contrées occidentales. Là-bas, il participent vraiment de la philosophie, de l'abandon, mais d'un abandon à
son coeur suivant la nature et ses saisons.
Le Jardin contient tous les symboles de la pensée chinoise, on y voit des ponts minuscules, des pierres creusées représentant les montagnes (yang) en harmonie avec l'eau (yin)dans de minuscules bassins,
des espaces représentant les quatre saisons que l'on parcourt en quelques pas, la pluie qui tombe sur les feuilles de bananiers : nous sommes à l'automne et pressentons l'hiver, mais les couleurs
jaunes et vertes des bambous,
couleurs du jade, nous rappellent aussi que le printemps
n'est pas loin, des bambous.
Très peu d'arbres car la place manque, mais un prunus, un cyprès de 900 ans.
Voici comment Tao Qian (365 - 427) qui a préféré abandonner toute charge pour revenir sur son lopin de terre, son enclos personnel, quitte à vivre dans l'indigence, afin de respecter sa propre
intégrité. Son "Retour à la Vie Champêtre" est devenu un topos de la poésie comme de la peinture :
"Jeune, je ne m'adaptais pas au vulgaire, de
nature j'aimais collines et monts,
"Par erreur, tombé dans les filets du monde, sont partis treize ans de ma vie,
"L'oiseau captif regrette son ancienne forêt, le poisson du bassin, sa source passée.
"j'ai défriché, au Sud, des champs incultes.
"Pour préserver ma simplicité, je suis revenu à la campagne (...)
"Chez moi aucun tumulte du monde de poussière, les pièces vides laissent du loisir,
"Lontemps enferné en cage, j'ai enfin pu revenir à ma nature"
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prend le train à Shanghai, tout à câté de mon hôtel et suis surpris ...
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Voyages en général dans la campagne chinoise. Le dernier en septembre 2009. La ville de Jingdezhen où a commencé la fabrication de la porcelaine, puis la soie à Suzhou, puis la campagne en remontant le long du Grand Canal Impérial jusqu'à Pékin tout en marchant à droite et à gauche.