Le blog de Marc Soviche

Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 14:17
27 et 28 septembre 2009


Le voyage s'achève. Voici la salle d'attente de la gare de Cangzhou, M. Zhou me quitte ici tout en m'ayant fait la conversation jusqu'au dernier moment. Petite ville, petite gare mais belle organisation. Ce n'est que lorsque le train est annoncé quelques minutes avant d'arriver le long du quai, que les passagers sous la conduite d'un préposé, est invité à rejoindre l'emplacement futur de la porte de son wagon. J'avais prévu pour atteindre Pékin, un dernier saut en train et je voulais absolument voyager en seconde classe, car je voulais voir comment se comportait le simple mortel chinois dans un train. On m'avait dit que c'était sale, que les gens crachaient, qu'ils étaient sans gène etc. etc.


Voilà ce que j'ai trouvé : une cabine digne de celle d'un avion, des sièges très confortables et pas durs du tout, des appuis tête parfaitement blancs, un personnel en uniforme impeccable, les uns vérifiant les billets, les autres munis d'un sac plastique ramassant les papiers de sandwich et les bouteilles vides, un éclairage doux, aucune vibration, et une vitesse de 214 km/h affichée en tête de wagon. Les WC parfaitement propres, une table à langer, un distributeur de boissons fraîches et chaudes. Des gens jouaient aux cartes. Ma voisine de droite jouait sur un ordinateur portable, et celle de gauche révisait sans doute un cours, sur un autre ordinateur.


Après être passés par Tianjin, l'ancienne Tien Tsin, nous arrivons à Beiging dans une gare futuriste absolument extraordinaire, elle semble ne pas tenir au sol tellement son embase paraît fragile. Merci les derniers Jeux Olympiques.
C'est le début de l'après midi. Alors que l'itinéraire originel ne l'avait pas prévu, un chauffeur de l'Agence me cueille à la sortie pour m'emmener à l'hôtel, je trouve cela très sympathique. Et il me dépose dans une hutong, devant le très joli petit hôtel que je connais depuis le dernier voyage. Apparemment on me fait prendre des habitudes. Ce n'est pas désagréable finalement. Je prend rapidement un repas dans le restaurant, sous un auvent du patio. La serveuse me fait remarquer que je suis à dix minutes de la fermeture du service, mais elle consent à m'apporter une soupe, quelque viande hachée trempant dedans et quelques trranches de pastèque. 










Le peintre et sa femme
Un graveur de sceaux en pierre

Comme j'avais demandé à Zhou le nom du marché aux antiquaires, je hèle un taxi et un quart d'heure après je suis à l'entrée d'une allée encombrée de devantures. Grandes librairies proposant des bouquins de peintures à tous les prix, magasins de peintures et de pinceaux, magasins exposants des pierres à encres et des papiers de soie, nombreuses échopes d'antiquaires où se bousculent les statuettes Han, Tang, Song. Dans l'un d'eux je remarque le visage du patron, et lui demande s'il n'est pas Mongiol, non non, mais je suis du Nord à l'endroit où il fait froid me dit-il en jouant le type frigorifié. Bingo s'il n'est pas Mongol il en est un cousin. Il propose une statuette Song, qui me plairait bien, mais elle est trop chère, même en marchandant fort. Je tergiverse entre son échope et celle de deux jeunes femmes qui me font l'article, elles proposent une très belle statuette Han. Mais alors qu'elles la propose à 1600 yuan, le marchandage la fait descendre à 400. Je trouve que cette baisse rapide, sans raison plus ou moins valable si ce n'est que "leur patron" l'accorde parce que c'est la première fois que je viens chez eux, tend à prouver que c'est évidemment un faux alors c'est définitivement non. Mais le marchandage a duré assez longtemps pour qu'elles m'offrent une tasse de thé au jasmin : un délice.
Puis je vais plus loin. Dans une boutique que tient la femme d'un peintre, je choisis une des toiles peinte récemment (vous avez ci-dessous, la photo de ce dessin ainsi qu'un agrandissement de la partie que rendent vivante le bouvier et ses deux buffles), je suis assez heureux pour prendre le ménage en photo.
En revanant, les deux jeunes femmes me guètent "évidemmment", et elles en sont une fois de plus pour leur tasse de thé qui est toujours aussi bonne. Je n'achète pas la statuette, mais j'avoue qu'en arrivant au Havre je le regretterai sincèrement. Les faux ont l'air tellement vrais que la décoration de l'appartement n'en aurait pas souffert.




L'échope aux deux tasses de thé. La photo de droite est prise par l'une d'elles











Le patio de l'hôtel

Il me reste à dîner, puis à m'endormir dans cette jolie petite chambre après avoir encore vu à la TV les scènes de répétitions de l'armée en vue des céremonies prochaines.

Le chauffeur de la veille vient me chercher le lendemain matin. Il me dépose à l'aéroport une heure avant l'enregistrement ce qui me permet de choisir une place agréable dans l'avion.



La salle de restaurant à l'hôtel
Ma chambre

Sur la route de l'aéroport, des constructions comme partout en Chine, et des autoroutes qui se croisent entre elles ou avec des voies ferrées.



J'ai encore une petite angoisse, il me faut persuader le personnel de l'enregistrement que je dois garder avec moi l'ensemble de mes bagages. Ils pèsent douze kilos au lieu de dix avec sac à dos, sac d'appareils de photos et sacs Disney à cadeaux. Pas facile mais j'arrive à mes fins.
La place que j'avais sur cet A 310 d'Air France me permettait d'étendre les jambes et de me lever sans géner personne. Pourtant j'ai profité de ce temps de vacances pour écouter la Flutte Enchantée, un récital de Cécilia Bartoli, Monteverdi. Et visionner l'excellent film  "Opération Walkyrie". Ainsi passe le temps, j'ai l'impression de me jouer de la géographie. A l'écran, passent la steppe, la Volga, la ville de Kazan, les environs Nord de Moscou, dehors ce sont surtout des nuages alors pourquoi quitter sa palce ? Atterrissage à Roissy d'où je reprends le TGV et arrivée au Havre vers vingt trois heures sans une minute de retard.
Beau voyage encore une fois.

          F  I  N 





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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 07:27


26 septembre 2009

Nous sommes à peine sortis de la ville que Zhou doit demander sa route. J'en profite encore pour photographier ces quelques moutons à grosses queue, visiblement en train de manger n'importe quoi.

Un champ de coton en pleine
maturité. les fleurs s'ouvrent. Une femme les cueille et les met dans son tablier retroussé. Son mari, dans l'ombre fait de même.






















Depuis ce matin, je suis à la recherche d'un sac léger pour emporter plus commodément les objets que j'achète ici ou là. Ce n'est pas dans mon sac à dos déjà plein comme un oeuf, que je pourrai tout mettre. Nous essayons plusieurs magasins dont un qui ne vend que des toiles à sacs en gros rouleaux. Et ces toiles en plastiques sont évidemment rayées de blanc, de rouge et de bleu. Ce sont celles que l'on voit partout sur les camions, dans les champs pour protéger les récoltes, sur les tricycles pour servir de bâches. Enfin la couleur nationale des bâches. Bon mais nous sommes bredouilles une fois de plus jusqu'à arriver dans ce village, où la place de la gare est parsemée d'étals qui proposent beaucoup de jouets.
Cette sculpture est pour le moins curieuse dans une région où je n'ai vu que les moutons photographiés tout à l'heure. Trois moutons, un mâle, une brebis et un agneau. Que peuvent-ils représenter ? Zhou m'explique que trois moutons ensemble sont la promesse de richesses. Ah bon. C'est tout. Où sont les grands hommes sur les places des grandes villes ou celles des petits villages ? Mon esprit habitué à regarder ces objets de mémoire ne s'émeut pas plus que cela devant cette nature presque morte érigée au dieu de la richesse.
Finalement, au fond de la place, un magasin propose des sacs de toutes les sortes et tous décorés d'un animal de Disney, je trouve mon bonheur à 7 yuan c'est à dire 0,8 euros !  Je peux maintenant envisager de réunir tous mes achats passés et futurs et être rassuré pour les embarquer autrement qu'en vrac, dans le prochain avion pour la France.
.
Toujours ces deux roues montés par la famille toute entière.

















Plus loin, nous pénétrons dans un temple qui recèle d'après les guides, la plus vieille pagode de Chine. Nous sommes  à Nangong. Un très ancien centre de commerce. Le temple habillé de vermiullon (ou de cinabre) nous accueille par le son de versets psalmodiés par des moines. Malheureusement, ces sons de basse continue se taisent et quand nous approchions de la salle de prière, et quand nous y pénétrons, elle est vide. Les coussins ont encore la forme des genoux. Ils ont dû passer par une porte dérobée car nous ne les apercevrons pas.
















Regardez ci-dessous, ce mur élevé devant la porte circulaire. Même disposition que dans les maisons anciennes : il faut cacher, aux yeux du public, la cour de la maison familiale. Ici, dérober aux regards des profanes, l'activité intime du monastère.
















Et voici la fameuse pagode, bel édifice mais peu entretenu comme le reste des cours et du monastère lui-même. Ce vieil homme qui semble être un moine mais qui n'en porte pas l'habit, est le seul être vivant que nous avons croisé, avec un chat errant !

Nous avions obliqué à gauche de la route pour visiter ce monastère taoïste.
En le quittant, nous sommes dans la campagne et très vite je fais arrêter la voiture devant un chemin qui s'éloigne de la route. Je marche au moins deux kilomètres sans rencontrer âme qui vive si ce n'est ce cycliste. Ces bandes de maïs tantôt piétinées, tantôt aplanies et propres m'intriguent beaucoup.






























  

Du césame et de nombreuses plantations de peupliers parfaitement alignés.














Et près de ce camion chargé de sacs,
mon ami Zhou demande
où nous pourrions bien déjeuner














Quelques kilomètres et nous entrons dans une allée ressemblant à celle d'un château, plus loin entourés d'immeubles et de maisons neuves et rutilantes sous leurs peintures fraîches, puis une grande place s'ouvree à nous et au coin un restaurant nous ouvre ses lanières de plastiques translucides. il étaiut encore temps de prendre un repas. Une famille est attablée devant des bol de soupes. Zhou commande des poissons frits, un verre de lait de soja et des nouilles. Et nous avons partagé les frais. Je n'étais plus avec le guide lambda qui n'ose pas déjeuner avec son client ! j'en ai eu pour treize yuan, ou un euro et quarante centimes.


Un autre chemin perpendiculaire et Zhou le prend, sa grosse voiture cahotant sur la piste de terre rouge. Après un demi tour devant ces maisons, il me laisse partir, préférant rester dans la voiture. Il ne comprend toujours pas pourquoi, je veux tellement voir la campagne, et il a des souliers bien cirés.

La joie des enfants sur le bord d'une mare, la joie des canards dans la mare, à chacun ses jeux d'eau.
















Murs de briques cuites, ce qui ne rentre pas dans la cour est rangé sur les bas-côtés.















Les chemins , les porches, l'arrivage d'un charriot de maïs


















Un ménage transfert son chargement de maïs d'un camion dans sa cour à l'aide d'une petite grue placée sur le mur

















Dans une autre cour, une femme dégage les épis de maïs de leurs "pétales".


Quelques paysans viennent voir l'intru et le reçoivent avec le sourire.

















Le coton et le maïs sont les seules récoltes du moment. Le coton est mis à sécher et peut-être à blanchir au soleil, il tape fort en ce moment.













































Rencontre avec trois écolières. Elles me montrent leurs cahiers. Elles allaient à un cours d'anglais, et les pages étaient couvertes d'une belle et fine écriture européene. Elles sont ravies de me vois m'extasier.





Arrêt auprès de madame Li Da Pien et de monsieur Lo Ma Pien qui écossent les fleurs de coton. Ils me proposent un tabouret et je m'assied avec eux. J'écoce moi aussi
et je reste une vingtaine de minutes. Le travail aidant, point n'est besoin de langage pour se comprendre.


















Me voici bientôt entouré de ces deux garçons dont celui du tee shirt jaune, Li Pang Juei, est un bavard impénitent.
















Les outils sont rangés à l'entrée.
Remarquez le rateau à gauche
















Comme il n'y a jamais de grange, ils se servent de leurs chambres pour entreposer la récolte.















Je quitte le village et m'en vais dans les champs. Les deux garçons de tout à l'heure ont rallié un troisième et ils me suivent ou me dépassent en jacassant. Puis bientôt voyant que vraiment je ne comprends rien à rien, ils me laissent continuer seul.

















Le cheval dételé en profite pour broûter les bords du chemin, et le gars s'en va dans le champs recueillir le maïs que sa femme (sans doute car je ne l'ai jamais vue) ramasse épis par épis, les dégageant proprement. Malheureusement je ne peux le suivre car le sol exige des bottes. Leur petit garçon de trois ou quatre ans est avec eux et va de l'un à l'autre.
C'est là, à la fin de mon voyagen, que j'acquiers la conviction que tous les Chionois que j'ai vu dans les champs de maïs, cueillent les épis à la main et les transportent ainsi chez eux, chaque jour. D'où ces bandes de maïs coupés ou piétinés. Ils n'ont plus qu'à louer les services d'un propriétaire de tracteur pour travailler au broyeur et à la charrue, transformant la bande en un terrain lisse comme la main, prêt à recevoir une nouvemlle plantation.





















Ici le mari lave les cacahuètes dans le ruisseau, pendant que sa femme cherche dans la terre des graines qui auraient pu lui échapper.































Tiens, pour une fois un jeune ménage est resté à la campagne, ils ramassent leur coton dans la joie.



 Il vient de dételer sa vache et la mêne broûter le long diu chemin.















Cette femme semble glaner les épis qui n'auraient pas été ramassés.




Bourricots et chevaux sont nombreux
















Mais des engins motorisés sont aussi utilisés
















Et là, je tombe sur un père et son fils, et un autre homme peut-être le père du père. Ils reconstruisent un mur de leur ferme. J'ai l'impression qu'ils utilisent de la terre pour lier les briques. Peut-être ont-ils ajouté un peu de chaud ou de ciment, mais vraiment peu.
















La brouette chinoise toujours en fonction

Le père dans sa fonction de maçon




La nou nou grand mère
Encore un brouette, l'équilibre est sans doute
moins bon que celui des nôtres mais le
chargement est certainement plus importan
t.















Monsieur Zhou a fait une bonne sieste dans sa voiture, pendant ces deux heures, en se réveillant il m'avoue n'avoir jamais vu un Français se passionner autant pour la campagne.








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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 22:19


23 septembre 2009

Après "l'escale" de Heze, nous avions directement roulé en direction de Jining. Nous l'avons atteint un peu tard car la sortie de l'autoroute nous avait été masquée par un camion et du coup, vingt kilomètres supplémentaires dans les deux sens pour poser le sac à l'hôtel.



Voici le hall de l'hôtel. En dépit de sa grandiloquence, les jeunes femmes de l'accueil répondaient toujours non : pas de business center, pas de restaurant, "mei wo". La chambre était identique à toutes celles qui m'avaient été bookées, assez de prises de coutrants pour recharger mes appareils, une salle de douche très corrrecte et un lit où je dors bien malgré le matelas d'une dureté exceptionnelle.
Le dîner avait eu lieu dans le restaurant d'â côté. Et le petit déjeuner idem. Il faut juste traverser la place qui n'estbordée que par les deux bâtiments. Elle est vide si l'on ne parle pas des quelques personnes qui convergent pour prendre le thé du matin : légumes revenus dans l'huile, oeuf dur, deux tranches de pain avec de la confiture, des tranches de pastèque, des quartiers de poires servis épluchées, et deux verres de café, "délice" rare.

Nous prenons la route avec une nouvelle voiture, une quatre quatre conduite par le responsable d'une agence de tourisme du Shandoung, plus âgé que la moyenne, dans les cinquante cinq ans. Il est seul groupant en lui le chauffeur et le guide, très francophone. C'est le seul guide parmi ceux de mes trois cvoyage qui avait été en France et en Belgique. Nous serons ensmlble pendant les derniers jours et il ne saura que faire pour assurer mes moindres désirs.



















Nous partons aussitôt la dernièère bouchée avalée, et il faut sortir de la ville. Mon ami Zhou a bien une carte, mais il lui faut s'arréter souvent pour demander la direction. J'en profite pour m'intéresser à ce que je vois sur les trottoirs. C'est toujours l'heure du petit déjeuner et les commères sont à faire la cuisine sur des tables sorties pour l'occasion. Un père attend je ne sais quoi son fils dans les bras.
Des hommes d'un certain âge discutent une canne à pêche à la main.  Il fait déjà chaud.


















A la sortie de la ville, nous raversons le Grand Canal. Le lieu est industriel et beaucoup de bateaux attendent peut-être une heure plus tardive pour appareiller. Mais beaucoup ont l'air à l'arrpet, peut-être pour réparation ou en attente de chargement.
Les rives sont entièrement cultivées.




















Au loin une centrale thermique dont Zhou m'assure qu'elle est chauffée au charbon.




Nous voici partis. Rapidement nous entrons dans la province du Shandoung dont Zhou me vante les qualités et surtout sa richesse par rapport à l'Anhui la dernière province qui est la plus pauvre de la Chine. Effectivement les villages sont plus pimpants. Toujours les mêmes routes, bordées des mêmes trottoirs très larges. La chaussée est excellente et les maisons semblent peintes de neuf.
Pour un village, c'est très aligné, mais c'est chinois !
















Ah ! voilà un marché de fruits. J'ai subitement une envie de bananes. C'est le seul fruit que je mange cru, avec les tranches de pastèques au restaurant, mais celles-là ont dû être lavées à la cuisine !!! Hope so ! Les bananes sont donc les seuls fruits que j'achète sur la rue.
Et je ne suis pas déçu, les commerçants se trouvent au débouché d'un chemin de traverse. Ici, de nouveau les récoltes sèchent sur la rue, étendues à grand renfort de rateaux de bois, les paysans décortiquent les épis de maïs à la main, d'autres aèrent les fannes avec des fourches aux grandes dents.




















Entre deux villages, des couples arrachent le maïs de leur lopin de terre. Sourire d'incompréhension plus que d'accueil. Ils se relèvent pour me dire bonjour  Les fanes sont laissées à même la terere et un tracteur passe ensuite pour les broyer et nourrir ainsi la glèbe.





































Le tracteur travaille dans les zones planes. Mais que dire de cette culture dans un fossé. Vraisemblablement  une culture sauvage, je ne pense aps que ce bout de terre soit alloué réglementairement. Il y a si peu de terre arable !

Si peu que les vaches sont maintenues dans des enclos construits à la hâte. Comme est réhaussé ce mur de pierres sèches.
















Là comme ailleurs, des récoltes, récolte d'un jour sans doute sèchent dans une cour ou sur le chemin.



















Les peupliers sont toujours là. Un tronc particulièrement fin. Quelques jours au paravant je les avais vu pliés non par le vent mais par le simple poids de leurs touffes de branches et de feuilles.



















Ces pasants n'expriment pas grand chose ! Voyez-y, pourtant, un sourire rentré, il ne va pas tarder à éclairer le visage.




















Le futur tyran de sa mère.


Presque uniques moyens de transport ou de locomotion

















Ils caquètent en cahotant dans la boue, peut-être les seuls qui se sentent bien dans cet univers de fange.



Ils ont aussi de gros moyens.

Voici l'entrée du restaurant que nous avons fini par trouver bien après m
idi. Lorsque l'on manque l'arrêt à onze heures eu demie, il est difficile de trouver une échope ouverte.

















Après le repas, Zhou m'emène visiter une espèce d'ancienne chambre de commerce où les négociants et les riches mandarins du Shanxi et du Shaanxi négociaient les prix et les apports de marchandises, souvent des grains. Le bâtiment construit à l'époque Ming est en effet proche du Canal. Nous parcourons les cours et les salles dont seuls les murs et les toits à écailles sont maintenus en état. Le reste est dans un délabrement qui fait peine à voir.
Et pourtant, la boutique est là qui vend des livres, des tableaux, des estampes, des colifichets et des statuettes de bouddhas. Une personne découpe des cartons suivant la mode ancestrale. Mon attention se porte sur un livre enfermé dans un écrin cartonné. Ses pages le sont aussi sur lesquelles sont collées des papiers découpés représentant les douze jeunes filles dont le roman de Cao Xueqin raconte la vie, "Le Rêve dans le Pavillon Rouge". Je profite de la déchirure de l'écrin pour le marchander honteusement. Finalement cela doit plaire à la vendeuse puisque je peux photographier son visage rayonnant. (la présence de papier
découpé est signalée dans le trésor des grottes de Dunhuang, ils dateraient des environs de 950, ceci est mentionné dans l'ouvrage de Jean Paul Roux, "L'Asie Centrale, Histoire et Civilisation à la page 251)





















Malheureusement ce havre de paix, cache l'activité qui a dû exister pendant des siècles quand les tractations se concluaient ici. Entre les salles, les impluvium et les cours paraissent un peu à l'abandon. Je pense que malgré les bras qui ne manquent pas en Chine, la ville ne juge pas utile de dépenser des yuan pour nourrir des gens dont le travail ne ferait la joie de très peu de touristes.
































Quand nous repartons, la circulation redevient telle que la viotesse n'excède jamais vingt ou trente kilomètres à l'heur. Ici se sont des oiseaux en cages promenés par un cycliste. Il leur fait prendre l'air.
Là ce sont quatre personnes dont un bébé sur une moto

































Nouvelle visite dans l'après midi. Le musée de la ville de Liaosheng. Ci-dessous la maquette de la ville et l'on voit l'ancienne entourée d'eau et de forme carrée. Le Grand Canal passe à la limite de la ville nouvelle.




Le musée est clair et bien disposé. Les salles se répartissent sur quatre étages, mais je ne visiterai que les deux les deux du haut qui parelent du Grand Canal avec une présentation de tous les canaux maritimes dans le monde, au quatrième étage. Nous avons pris l'aide d'une petite guide appartenant au musée et qui parle anglais. Aussi mes deux guides ne sont-ils pas peu surpris de m'entendre dire devant les illustrations des canaux de Kiel, de Panama, de Suez, sur celui qui relie le Saint Laurebnt aux Grands Lacs, que je suis passé de nombreuses fois sur ces voies mariutimes.
Heureusement , je ne suis pas passé par le canal de Corinthe !

Le troisième étage est consacré exclusivement à l'histoire de la constructiion du Grand Canal. Mais à partir de là, nous sommes regardés, je suis regardé de loin et de près par un gardien, qui prend son rokle au sérieux : interdiction de prendre des photos. Je ne prends que les panneaux explicatifs. Ce système qui maintenant conduit par la large voie d'eau que j'ai lobngé les jours précédents a une longue histoire. Son exécution débuta dans les années 400 avant Jésus Christ pendant la période Printemps et Automne. Il se résolvait en la communication de quelques rivières. Puis sous la dynastie de Cao Wei
, le gouvernement commença à entretenir le système d'une manière continue. Quand le pays fut totalement unifié l'empereur Wen des Sui décida entre 605 et 610 de notre ère d'ouvrir une grande voie d'eau pour relier la région de ce qui est maintenant Pékin et celle autour de la ville qui est devenue Hangzhou.
La dynastie des Tang eouvra pour ouvrir la section très difficiele de Sarman.
Sous les Yuan, le canal continua à s'agrandir vers le Sud et l'administration du canal fut instituée. Peu à peu de grands fonctionnaires furent mis en poste pour ne s'occuper que de la gestion et de l'entretien de cette voie de communication qui devint indis^pensable à l'économie de la Chine, reliant la zone Sud riches en céréales à la zone Nord perpétuellement en armes.
Puis les Ming et les Qing firent que le Grand Canal obtint la configuration actuelle. De nombreuses villes et provinces s'enrichirent du commerce qui transitait sur le canal.




Ci-dessus, un patchwork des diverses arrivées d'Occidentaux. Ils ont voyagé sur le Grand Canal. On reconnait Marco Polo, (il est omniprésent), et des missionnaires autant prètres que soeurs. D'après ce que j'ai compris aucune mention péjorative ne leur est associée. Par contre ni l'époque de la guerre avec le Japon, ni l'époque de la révolution culturelle ne sont mentionnées, sans doute le canal était-il indispenable à toutes les parties dans ces atroces conflits. Peut-être aussi que les Chinois actuels ne veulent plus en entendre parler.
Par Marc Soviche - Publié dans : Le blog de Marc Soviche
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 10:47

24 septembre 2009 (2)

Les récoltes et les marchés

Sur Google Earth, j'avais eu l'attention attirée par la ville de Heze au Nord Ouest de Xuzhou. Comme elle apparait sur la photo ci-dessous, elle a la forme ,caractéristique de ces vieilles villes chinoises entourée par un fossé rempli d'eau cde forme carré. Ce fut un prétexte pour parcourir la province en dehors des autoroutes et donc de traverser des villages.





















Nous sommes tombés dans une région de production fruitière. Sur une quarantaine de kilomètres nous avons été immergés dans des vergers de pommiers. Chacun apportait sa récolte sur les moyens à sa dispositiion.
La vente du producteur au négociant se faisait comme d'habitude sur le bas côté, les fruits étaient triés, mis en cageots ou en sac et étaient chargés sur des camions. Comme d'habitude, pas d'entrepôts.



       




















Affluence de personnes éloignées de leurs lieux de résidence, moyens de transport peu rapide,  il faut nourrir tout ce monde.
Ici un boulanger cuit des galettes de blé sur un four portatif du genre "canoun"











Au milieu de nulle part, une bouchère



Le maïs qui sèche, les fruits étalés pour la vente, tout à même le sol. Un petit garçon y a élu domicile !





















Le fichu de la brave dame lui évite les coups de soleil, ou la poussière ? Il est vrai qu'il fait chaud





















La vie à profusion










Les vues ci-dessous sont prises dans l'avenue principale de Heze


Centre de la ville par 35°14,7 Nord et 115°26,7 Est













J'ai assisté là, au dépeçage d'un chevreau. Quelques instants au paravant, il gisait à terre parmi d'autres











Un futur sage, sans doute !












A partir de Heze, nous prenons la route pour atteindre l'hôtel Shengdi dans la ville de Jining, au Nord Est d'ici où nous arrivons vers sept heures du soir après une bonne heure de nuit où la conduite est relativement dangereuse à cause des piétons, des cyclistes et des tricycles si peu éclairés.






Par Marc Soviche - Publié dans : Le blog de Marc Soviche
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 18:31
24 septembre 2009

Entre Xuzhou et Heze

Ce qui roule


                                                                                                         
      
          
                                                                                                 
             
          
       









Les pommes venant de l'arbre, les cacahuètes mises à sécher, et une charette vide




Allez retroussons nos manches, cherchez le changement de vitesse ?



Le triporteur national et en général ancestral.

        










Pourtant, il y a du neuf aussi.




          













Route poussiéreuse et charges imposantes

       










La mère et l'enfant, jamais séparée sauf de temps en temps par les grands parents, d'ailleurs rien ne dit que la conductrice ne soit pas la grand mère.




       










La terre fait l'objet de transports fréquents,



En Chine, une fois pour toutes, les légumes et les fruits ne craignent pas la poussière !


Les arbres sont donnés à planter aux paysans qui les élèvent pendant quelques années et l'on vient les reprendre quand ils ont une bonne dimension. Ils sont alors replantés sur le bord des routes ou dans les villes.



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  • : Voyages
  • : Voyages en général dans la campagne chinoise. Le dernier en septembre 2009. La ville de Jingdezhen où a commencé la fabrication de la porcelaine, puis la soie à Suzhou, puis la campagne en remontant le long du Grand Canal Impérial jusqu'à Pékin tout en marchant à droite et à gauche.
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